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À la Maison-Blanche

Dernière mise à jour : 20 juil. 2022

The West Wing en version originale, cette série marquera, en sept saisons - de 1999 à 2005 - le genre au point d'être copiée (House of Cards, Scandal), mais jamais égalée. Pas un épisode qui ne soit un petit bijou.

À la Maison Blanche - L'équipe
À la Maison Blanche - L'équipe

Un président américain rêvé

Les Américains ont un don pour vous proposer des présidents de télé radicalement opposés à ceux qu'ils élisent en vrai : Bartlett le Démocrate (vs George W. Bush le Républicain de l'époque), et récemment Kirkman l'Indépendant (dans Designated Survivor) : après l'échec des Démocrates et la catastrophe des Républicains, Hollywood n'avait guère d'autre choix... quitte à se venger un peu en faisant exploser le Capitole ("Dentelle ?" Vous avez dit "dentelle" ?).


Politique-fiction

Pour la saison 7, le pari du successeur s'était porté sur l'élection du premier Président Hispanique. C'est le seul point sur lequel la série a loupé le coche. Il était peut-être trop tôt. En 2008, c'est un certain Barack Obama, parfait inconnu, qui se lança dans la course. On sait la suite.


Spectacle intelligent

Sinon, les thèmes abordés étaient non seulement bien renseignés (notamment par d'anciens conseillers à la Maison Blanche sous l'ère de Bill Clinton), mais également clairvoyants, quand ils n'étaient pas carrément pédagogiques. Les arcanes du système politique américain y sont démontrés, mais sans le cynisme malsain d'un House of Cards. Quelques explications de texte internationales sont même encore d'actualité aujourd'hui (le VIH en Afrique, la crise au Moyen-Orient, les relations haïssables avec l'Arabie Saoudite, celles plus ambiguës avec la Chine).


Et il restera l'épisode historique d'ouverture de la saison 3, "Isaac et Ismael", tourné au lendemain des attaques du 11 septembre 2001.


Parmi mes scènes préférées, celle où le Président (qui pourtant, comme tout bon Américain "in God trusts") remet vertement à sa place une "tight-ass" brandisseuse de Bible. À déguster sans modération. Et la démolition en règle de l'adversaire à la réélection lors du débat télévisé est un modèle du dialogue sur-punchy - on rêverait d'assister en vrai à un échange de ce niveau. Mais il y aurait tant d'extraits à vous montrer...

La série vieillira forcément avec le temps. Et oui, c'est une vision idéalisée du système politique en général, américain en particulier. Mais elle restera longtemps une référence dans son domaine. Ne serait-ce qu'à titre d'histoires qui auront expliqué l'Histoire.


D'accord, ça ne rendra pas moins triste, ni moins ridicule, la présidence actuelle des États-Unis... En restant optimiste, on pourra compter sur l'industrie des séries TV pour tirer de cette période... une série comique ? En attendant que nos meilleurs pires amis reprennent leurs esprits, j'insiste, faites-vous quelques neurones supplémentaires et regardez cette série !


 

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