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Livre : papier ou numérique ?

Dernière mise à jour : 20 juil. 2022

Au secours, un e-book !

Trois.1 : Synopsis anglais en version brochée

Le premier argument des accros au papier, c'est le plaisir de tenir un livre en main, le soupeser, l'ouvrir, le feuilleter.


Ensuite, et c'est très flatteur pour un auteur, vient la question de la dédicace. C'est vrai que malgré ce que vendent certains, les outils pour une dédicace numérique, qui ne nécessitent pas un Master en électronique, c'est-à-dire faciles à utiliser (soyons encore plus clairs : avec la simplicité et la précision d'un stylo sur du papier), restent à inventer.


Et puis, les e-books, c'est techniquement compliqué :

  • il y a des formats de fichiers différents, sur des liseuses hétérogènes - chaque éditeur a son format propriétaire, histoire de bien conserver sa clientèle captive.

  • une fois qu'on les a enregistrés quelque part, on est souvent bien en peine de savoir où : une liseuse à reconnecter à un ordinateur ? un compte en ligne ? le Cloud ? nulle part, en fait ?

  • un livre broché, au moins, on sait où il est : sur une étagère, dans un sac, sur le chevet, aux toilettes (allez, avouez ?)...

  • on s'aperçoit qu'on ne peut pas les lire où l'on veut, pire, qu'on ne peut même pas les partager ! Or, quoi de plus évident que de prêter un "vrai" livre ? Qui a déjà vu un bouquin papier "verrouillé" ?

  • contre exemple : un livre, ça se prête, e-book, ça se pirate.

  • encore un coûteux machin à traîner, et le comble, en noir et blanc, quelle horreur ! Qui a jamais vu un livre ne pas pouvoir se lire parce qu'il était déchargé, ni avoir besoin d'un câble et d'une prise électrique aux normes locales pour se recharger ? Mmh ?


Chouette, un e-book !

Trois.1 : Production américaine version tablette

Voyons maintenant l'autre côté de la balance :

  • Si vous trouvez une coquille dans le texte (et il y en a encore au bout de la quarantième relecture, c'est normal, le cerveau fonctionne comme ça), vous ne pouvez pas la rattraper sur les versions papier déjà sorties. Dans un e-book, vous modifiez le fichier, le rechargez, et hop.

  • Un livre papier, c'est une couverture dont on découvre, à la réception d'une épreuve, que les couleurs ne correspondent pas du tout à ce que vous aurez sué à travailler à l'écran.

  • C'est une quatrième de couverture, avec un résumé/condensé de l'histoire, une bio de l'auteur (que personne ne lit), de la place pour le code-barre, la mention obligatoire du prix France TTC (histoire, si vous voulez changer de prix, de vous en empêcher : donc, par exemple, impossible de faire une réduction ou une promo).

  • C'est aussi un dos : quelle largeur ? Ça varie en fonction du grammage du papier, du nombre de pages, qui lui-même est différent selon le format du livre. Et on parle des calculs pour la zone de coupe ? En millimètres ? Traduits en pouces ?

  • Ce qui a une réalité matérielle a une valeur. Effectivement : 17.99 € TTC (prix français en TVA 5.5%) pour chaque exemplaire de "Trois.1". C'est le prix du papier, de l'impression, auquel il faut ajouter la plupart du temps celui du transport. Si le livre était disponible en librairie, via un éditeur, ce serait plus cher encore, pour payer leurs marges.

  • Un mot pour la galère de la BNF (Bibliothèque Nationale de France), laquelle exige une déclaration en bonne et due forme avec ISBN, et qu'une version papier lui soit envoyée gratuitement (OK, on ne paie pas le port, mais il faut quand même débourser l'impression). Et attention, la dame est pointilleuse : un changement de couverture, elle s'en fiche, mais si on corrige une coquille, ô scandale, il faut tout recommencer (nouvel ISBN, nouvelle déclaration, nouvelle impression, nouvel envoi) !

Quand on voit la facilité avec laquelle on gère l'édition en ligne... on baisse bientôt les bras. Si on se demande pourquoi beaucoup d'auteurs boudent le livre papier, il ne faut pas regarder que du côté des éditeurs et des libraires qui engloutissent 90% du prix du livre... L'administration dévore sa part de l'énergie de publication !


Les géants de la distribution de livres en ligne ont chacun une approche différente pour tenter de convaincre les lecteurs que les e-books sont l'avenir :

  • Apple a - comme d'habitude - joué sur la carte "propriétaire, parce que c'est cool pour vous et c'est tout bénéf' pour moi". Résultat : les e-books (format .epub) sont certes lisibles en couleur, mais uniquement sur les appareils de la marque : IPod, IPad, IPhone (quelqu'un a remarqué le "I" à chaque fois ? "Moi, moi, moi" !).

  • Amazon a une démarche orientée client, donc beaucoup plus ouverte sur les solutions à lui apporter. Ses développeurs ont donc conçu des applications qui permettent de lire les fichiers (format .epub) sur tous les supports : PC ou Mac (eux au moins, ils font l'effort...), intelliphone ou tablette.

  • Kobo, marque gérée par la FNAC et Rakuten, concurrents des deux précédents (format .mobi), s'y est mis aussi.

Donc exit les arguments liés aux liseuses ; elles devraient même devenir obsolètes, à terme.


Autre argument qui saute : celui de ne pouvoir feuilleter ou annoter un e-book.


Pas fous, les développeurs ont bien compris que le geste du doigt (qui peut être mortel sur du papier, souvenez-vous du "Nom de la Rose" !) est symbolique, et l'ont transposé dans leurs applications, en même temps que les possibilités de surligner, annoter, glisser un signet. En plus, on a le choix de l'orientation, de la police et de la taille des caractères...


Pour un auteur, l'e-book présente également un moyen exceptionnel de partager des sources, voire des ressources : le lien hypertexte. Avec cela, un simple clic permet d'indiquer un site intéressant, fournir des explications supplémentaires, dispenser un peu de culture au-delà du divertissement du livre !


Comme sur un blog, mais dans le cadre d'une histoire : au cours de la rédaction de "Trois.1", cette partie de recherches a été de vrais moments de bonheur, à l'idée de diffuser non seulement un univers, mais aussi des connaissances ! Si vous avez la curiosité de cliquer sur les liens glissés dans "Trois.1 : Synopsis anglais", "Trois.1 : Production américaine", ou "Trois.1 : Réalisation française", vous verrez que la partie des Notes est conséquente : poursuivez la découverte et amusez-vous à vérifier les informations !


L'autre gros avantage d'un e-book, c'est le fait de disposer de dizaines, voire de centaines de livres, dans un espace des plus réduits. Une immense bibliothèque transportable, partout (pourvu que l'appareil soit chargé et qu'il ait éventuellement accès à internet si les fichiers sont dans le Cloud).


Enfin, et non des moindres, le prix des e-books plaide pour eux : "Trois.1" est près de 5 fois moins cher en version électronique qu'en version papier ! Et en toute transparence, pour le bénéfice commun du distributeur, du lecteur... et de l'auteur, s'il est auto-édité.

Si, évidemment, s'intercale un éditeur soucieux de rentrer dans ses frais marketing, ou un peu gourmand, alors le prix remonte presque au niveau de la version papier... mais ceci est un autre débat.


Alors, vainqueur par K.O. ?

Trois.1 : Réalisation française version brochée

Tout bien considéré, il n'y a pas vraiment match, mais complémentarité.


Support papier ou dématérialisé, il y en a pour tous les goûts, toutes les habitudes, toutes les bourses.


C'est une richesse d'avoir un tel choix. En tant qu'auteur, j'aurais manqué d'une réelle chance de partager l'aventure de "Trois.1" avec ses lecteurs si j'en étais restée uniquement à l'e-book.


Donc, quelle que soit votre préférence, il ne compte finalement qu'une seule chose : le plaisir de lire.


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